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La charte éthique de l’Association Marocaine d’Hypnose Clinique

En raison des dangers que feraient peser sur le crédit scientifique de l’hypnose et des hypno praticiens un mauvais usage de l’hypnose clinique , il est demandé aux membres de l’Association Marocaine d’Hypnose Clinique de souscrire à son code éthique ( établi à partir du code éthique de la Confédération Francophone d’Hypnose et de Thérapie Brève).

L’intérêt et le bien-être du patient constituent l’unique objectif.

L’hypnose est considérée comme une possibilité d’aide parmi d’autres formes de pratiques scientifiques ou cliniques validées. Il en résulte que la connaissance des techniques d’hypnose ne saurait constituer une base suffisante pour l’activité thérapeutique ou de recherche.

L’hypno praticien doit donc avoir les diplômes requis lui permettant d’exercer dans le champ où s’exerce son activité hypnotique : Médecin, Chirurgien-dentiste, Psychologue, Sage-femme, Infirmier, Kinésithérapeute. L’hypno praticien limitera son usage clinique et scientifique de l’hypnose aux aires de compétences que lui reconnaît le règlement de sa profession.

L’hypnose ne sera pas utilisée comme une forme de distraction. Tout particulièrement, toute participation à des spectacles publics, ludiques sera proscrite.

L’hypno praticien ne facilitera ni ne soutiendra la pratique de l’hypnose par des personnes non qualifiées.

La communication d’informations relatives à l’hypnose auprès des différents médias est recommandée dans la mesure où elle s’appuie sur des connaissances précises et permet de minimiser les distorsions et les représentations erronées relatives à l’hypnose. Réciproquement, il est demandé aux hypno praticiens membres de l’association d’éviter toute action (communications, publications, etc.) tendant à compromettre l’aspect scientifique et la dimension éthique de la pratique hypnotique en donnant à celle-ci une représentation tendancieuse (amalgame avec magie et les para-sciences) et simpliste incitant par là même à une pratique non qualifiée.

Si des hypno praticiens en cours de formation sont encouragés, sous supervision de leurs formateurs, à publier des travaux scientifiques auprès de la communauté scientifique, ils doivent en revanche s’abstenir totalement de faire des communications publiques sur l’hypnose ou la thérapie brève dans les médias non scientifiques (conférences, articles, interviews, contacts avec la presse écrite ou audiovisuelle) tant que leur formation n’est pas terminée.

Le non-respect de ces engagements pourra conduire le Conseil d’administration de l’association Marocaine d’Hypnose clinique à prononcer l’exclusion de l’association.